Demande d’informations et de transparence concernant le bailleur social Bâtigère et le foyer de la résidence Les Chevreuils à Dourdan

Actuellement en attente de réponse de la part de l'autorité Préfecture - Essonne, ils devraient répondre rapidement et normalement au plus tard le (détails).

Demande envoyée

Madame la Préfète,

En fin d’année 2023, j’ai rencontré un élu municipal de Dourdan au sujet de graves problèmes de voisinage insalubre. Cet élu m’a indiqué « bien bosser avec Bâtigère » et qu’« on ne peut rien faire, c’est la Préfecture » qui aurait placé ma voisine.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me confirmer :

1. Si ce placement a effectivement été réalisé par vos services ;
2. Si cette personne bénéficie d’une mesure de protection particulière de votre part ou de l’État ;
3. Les motifs ayant conduit à attribuer à une femme seule un logement normalement destiné aux familles.

Suite aux marques de soutien de la mairie envers Bâtigère, j’ai adressé un courriel à la DDT le 11 mars 2024, à la suite d’un appel téléphonique, pour signaler une possible entente entre la mairie et le bailleur, ainsi que le refus répété de Bâtigère d’agir face aux graves troubles de voisinage. J’y exposais également que Bâtigère semblait chercher à obtenir la fermeture du foyer en le laissant se dégrader volontairement (VMC en panne plusieurs mois), dans le but d’en obtenir la fermeture administrative forcée, puis de le transformer en immeuble « normal ». J’y signalais par ailleurs les troubles causés par une locataire (odeurs dues à au moins 14 chats) et le fait que Bâtigère me renvoyait systématiquement vers la mairie en me suggérant de déménager.

Je n’ai à ce jour reçu aucune réponse à cet appel et ce courriel.

4. Pourriez-vous m’indiquer les raisons pour lesquelles mes signalements sont restés sans suite ?

En été 2025, j’ai écrit à l’ARS et directement à la Préfète le 18 juin 2025 pour rappeler les agissements du bailleur, l’état de délabrement du foyer et les relations entre la mairie et Bâtigère. J’y détaillais les troubles subis depuis 2022, les impacts sur ma santé, les tentatives de relogement, les dégradations actuelles (moisissures, VMC coupée à nouveau) ainsi que la situation d’insalubrité importante vécue par une femme seule avec trois enfants (que j’ai pu constater).

Face à l’absence de retour, j’ai demandé communication des échanges entre la Préfecture, la mairie et Bâtigère relatifs à la transformation ou fermeture du foyer. Malgré un avis favorable de la CADA, cette communication m’est toujours refusée.

J’ai néanmoins constaté, après les vacances d’été, un changement de préfète aboutissant à la reconversion du site en foyer pour femmes enceintes (inauguré en décembre 2025). Cette nouvelle affectation a imposé à Bâtigère une réhabilitation massive des 29 logements vacants, lui permettant opportunément de masquer ses manquements antérieurs en matière d’entretien.

5. Auriez-vous des informations à me communiquer concernant ma lettre du 18 juin 2025 et l’absence de réponse de vos services ?
6. Qu’avez-vous à dire sur la méthode consistant à laisser un foyer se dégrader afin d’en obtenir la fermeture administrative forcée ?
7. Êtes-vous à l’initiative, ou avez-vous connaissance, du meublement bruyant des logements vacants intervenu le dimanche 14 décembre 2025 ?
8. Bâtigère ayant été retenu pour la construction de la nouvelle gendarmerie de Dourdan (projet validé par la préfecture), ce choix pourrait-il être à l’origine d’une situation de conflits d’intérêts susceptible d’expliquer le silence et l’opacité observés, dont fait notamment partie le refus de communication persistant malgré l’avis favorable de la CADA ?

Il me semble que cette date symbolique du 18 juin constitue le moment opportun pour vous interroger sur ces sujets.

En hommage à l’esprit de Charles de Gaulle et de la Résistance française, je me permets de conclure par cette citation :  
« Servir sans se servir ni s’asservir. »

Bien entendu, je souhaite recevoir ces documents sous forme électronique, dans un standard ouvert, aisément réutilisable et exploitable par un système de traitement automatisé, comme le prévoit l’article L300-4 du Code des relations entre le public et l’administration.

Dans l’attente de votre retour, je vous prie d’agréer, Madame la Préfète, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Sonny Rakow